La situation dans les foyers de réfugiés
tageblatt 11. September 2025
Die Not der Ungehörten: Flüchtlinge machen auf ihre prekäre Wohnungssituation aufmerksam
Die am meisten unter der Wohnungskrise leiden, sind in der Regel die schwächsten Glieder der Gesellschaft. Dazu gehören die Geflüchteten. Eine Gruppe von Migranten ist nun in die Öffentlichkeit gegangen, um das Recht auf eine angemessene und dauerhafte Unterkunft einzufordern.
Plus d’une centaine de réfugiés viennent de lancer un cri de secours par une conférence de presse largement relayée par les médias (3 quotidiens, 1 hebdomadaire, 3 radios et la télé.
a) Luxemburger Wort 30. September 2025*
Geleakte Videos zeigen „desaströse“ Zustände in ONA-Strukturen
Kaum Privatsphäre, Schmutz, Schimmel: Aktuelles Bildmaterial belegt teils untragbare Bedingungenin den Flüchtlingsunterkünften
Des vidéos divulguées montrent des conditions « désastreuses » dans les structures de l’ONA
Peu d’intimité, saleté, moisissures : des images récentes révèlent des conditions parfois intenables dans les foyers pour réfugiés.
b) Luxemburger Wort 30. September 2025*
Max Hahn will „nichts schönreden“
Der zuständige Minister für die Unterbringung von Flüchtlingen musste sich
in der Chamber für die schlechten Bedingungen in den ONA-Strukturen rechtfertigen
Max Hahn ne va rien enjoliver.
Le ministre responsable de l’hébergement des réfugiés a dû se justifier à la Chambre pour les mauvaises conditions dans les structures de l’ONA.
c) Luxemburger Wort 18/19 Oktober 2025 *
Eine Pflichtquote für Gemeinden bereitet Max Hahn Kopfschmerzen
Un quota obligatoire pour les communes donne des maux de tête à Max Hahn
Luxemburger Wort 21. Oktober 2025 :
Herr Halsdorf, warum bauen Sie in Petingen keine Flüchtlingsunterkunft?
Obwohl Petingen die fünftgrößte Gemeinde im Land ist, verfügt sie über keine feste Aufnahmestruktur für Geflüchtete. Ein „schlechtes Gewissen“ hat der Bürgermeister trotzdem nicht.
d) Luxemburger Wort 4. Dezember 2025*
Hahn kann Details zu Zustand von ONA-Strukturen nicht liefern
Hahn ne peut fournir des détails sur l’état des structures de l’ONA
e) Question parlementaire 3065 de Djuna Bernard (Gréng) concernant les conditions d’accueil dans les structures d’hébergement pour DPI.
f) Question parlementaire 3090 de Marc Baum (Lénk) concernant les structures d’hébergement pour demandeurs d’asile.
* Résumé et traduction des articles
a) Des vidéos divulguées montrent des conditions « désastreuses » dans les structures de l’ONA
LW 30.9.2025
Des vidéos divulguées depuis plusieurs structures de l’Office national d’accueil (ONA) révèlent des conditions de vie souvent inacceptables pour les réfugiés : surpopulation, moisissures, saleté, mauvaise ventilation, manque total d’intimité et même des bâtiments sans fenêtres. Des résidents témoignent de dortoirs comptant jusqu’à 30 personnes, de chambres ouvertes sans isolation phonique et de risques sanitaires liés à la moisissure noire. Comme les médias n’ont pas libre accès aux structures, il est difficile pour les résidents de documenter ces conditions.
Le ministère de la Famille confirme toutefois que la prise d’images est autorisée, tant qu’aucune personne n’est filmée sans son accord. Il affirme respecter les normes européennes, tout en soulignant la surcharge extrême des structures, avec un taux d’occupation dépassant 90 % et une liste d’attente établie en 2023.
Des militants comme Marianne Donven et des responsables politiques tels que Djuna Bernard (Déi Gréng) dénoncent des conditions « désastreuses » et rappellent que certaines structures, comme « Lily Unden » ou « Don Bosco », sont inadaptées depuis vingt ans. La cause principale reste le manque massif de capacités d’accueil.
Un commentaire accompagnant l’article attribue une large part de responsabilité aux communes : deux tiers d’entre elles ne disposent d’aucune structure d’accueil, souvent par calcul politique ou sous pression de la population. De précédentes propositions de l’État visant à financer entièrement de petites structures ont été ignorées. Ni l’ancien ministre Jean Asselborn ni son successeur Max Hahn n’ont réussi à mobiliser les communes.
Le commentaire conclut qu’il n’existe plus qu’une solution : instaurer des quotas obligatoires pour toutes les communes, afin de garantir des conditions de vie dignes pour les réfugiés
b) Max Hahn ne va rien enjoliver.
LW 30.9.2025 (Résumé traduit)
Max Hahn (DP), le ministre chargé de l’hébergement des réfugiés, fait face à une pression croissante après la diffusion de vidéos montrant des conditions désastreuses dans plusieurs structures de l’ONA. Lors d’une réunion de la commission de la famille, il a dû s’expliquer au sujet de la surpopulation, de l’humidité, du manque d’intimité et de l’état dégradé des foyers. Djuna Bernard (Déi Gréng) a critiqué le fait que, dix ans après la crise migratoire de 2015, le Luxembourg fonctionne toujours en mode « urgence », transformant des solutions provisoires en situation permanente.
Hahn reconnaît les problèmes mais affirme que le gouvernement n’a pas le « luxe » de fermer des structures, car cela laisserait des réfugiés à la rue. Actuellement, l’ONA dispose de 74 structures presque entièrement occupées. Le ministre continue de miser sur la coopération volontaire des communes et rejette l’idée de quotas obligatoires.
Bien qu’il existe des mécanismes internes de réclamation pour les réfugiés, aucune évaluation externe et indépendante de la qualité des structures n’est prévue. Bernard critique vivement cette situation et demande un contrôle indépendant accompagné d’obligations d’amélioration. Hahn se limite à rappeler que les structures respectent les normes européennes.
Le ministre a proposé aux députés de visiter plusieurs centres, mais Bernard craint que certaines structures ne soient embellies pour l’occasion. Elle souligne que ni le gouvernement actuel ni le précédent ne peuvent se vanter de la qualité de l’accueil. Si des conditions exceptionnelles peuvent être acceptées à court terme, elles ne doivent pas servir de justification pendant dix ans
c) Un quota obligatoire pour les communes donne des maux de tête à Max Hahn
LW 18/19 oct 2025
Les conditions dans plusieurs structures d’accueil de l’ONA font actuellement l’objet de vives critiques : moisissures, manque d’intimité et problèmes d’hygiène. Un problème central est que seules 34 des 102 communes du pays mettent des structures à disposition, lesquelles sont occupées à plus de 96 %. Le ministre responsable, Max Hahn (DP), tente depuis son entrée en fonction de convaincre les communes de fournir des terrains supplémentaires, mais il refuse l’idée de quotas obligatoires. Selon lui, ces quotas seraient inefficaces si les conseils communaux s’y opposent.
Bien que 43 communes aient signé le Pacte communal, certaines ne disposent toujours pas de structures d’accueil. Le ministère de l’Intérieur, dirigé par Léon Gloden (CSV), responsable des affaires communales, reste discret et indique seulement qu’aucune introduction de quotas n’est prévue pour le moment.
Pourtant, le programme de coalition CSV–DP tient un langage beaucoup plus clair : toutes les communes doivent participer de manière solidaire et créer des structures pour les demandeurs de protection internationale. En pratique, cependant, la résistance est forte. D’anciennes tentatives, sous l’ex-ministre Jean Asselborn, visant à mieux répartir les réfugiés, avaient déjà échoué face à ce refus massif.
En 2023, le politicien CSV Claude Wiseler s’était montré beaucoup plus favorable à des quotas obligatoires et rappelait que son parti défendait cette position depuis des années — mais souvent de manière discrète.
Selon le secrétaire général de la CSV, Alex Donnersbach, le parti reste attaché à l’idée de quotas communaux pour l’accueil des réfugiés, comme cela figurait dans son programme électoral de 2023. Toutefois, l’accord de coalition prévoit plutôt le recours au volontariat et à des incitations financières — même si ces notions n’y apparaissent pas explicitement. Donnersbach parle néanmoins d’un objectif allant dans ce sens.
Au sein de la CSV, peu de responsables soutiennent réellement l’idée de quotas obligatoires. Une exception est l’ancien bourgmestre de Tandel, Ali Kaes, qui plaide clairement pour des quotas contraignants. Il critique le fait que de nombreuses communes cherchent à se dérober à leur responsabilité : seules 37 d’entre elles participeraient activement à l’accueil des réfugiés.
Kaes évoque des expériences positives dans sa commune, où a été construite, sous son mandat, une structure d’accueil pour environ 93 personnes. Selon lui, la population a globalement accepté le projet et fait preuve de solidarité. Pour Kaes, assumer des décisions impopulaires fait partie des responsabilités d’un bourgmestre. La solidarité signifie simplement « aider ».
La structure d’accueil de Tandel, inaugurée en 2018 pour un coût d’environ six millions d’euros, constitue selon lui un exemple réussi d’hébergement digne. L’ancien ministre de l’Immigration Jean Asselborn avait également salué cette infrastructure lors d’une visite.
Dans un contexte où les structures d’accueil sont presque entièrement saturées, le ministre Max Hahn est actuellement en recherche de nouvelles solutions
d) Hahn ne peut fournir des détails sur l’état des structures de l’ONA
LW 3.12.2025 Résumé traduit en français
Voici la traduction française de la synthèse :
La députée écologiste Djuna Bernard souhaitait savoir si les centres d’hébergement pour réfugiés au Luxembourg respectent les normes européennes. Elle n’a toutefois pas obtenu de réponse concrète du ministre responsable, Max Hahn.
Depuis septembre, les structures d’accueil de l’ONA sont au centre de critiques : des réfugiés ont signalé de graves manquements, notamment des dortoirs surpeuplés (comme 30 femmes dans une même salle à Zolver) ou l’absence totale d’intimité à Ettelbruck.
Lors d’une réunion de commission à la Chambre fin septembre, Hahn a été vivement attaqué. Bernard a dénoncé des « conditions désastreuses » et le fait que le Luxembourg ne soit jamais sorti du mode d’urgence depuis la crise migratoire de 2015.
Dans sa réponse parlementaire, Hahn n’a pas pu fournir la liste des structures ne respectant pas les standards de l’AUEA. Il explique cela par la saturation permanente des capacités et par la difficulté de trouver de nouveaux hébergements. L’ONA ne pourrait donc pas fermer des structures, même si elles ne répondent pas aux critères habituels.
Hahn souligne également que les standards de l’AUEA ne sont pour l’instant ni obligatoires ni juridiquement contraignants, et qu’ils prévoient même des solutions d’urgence permettant des dérogations. Cela changera toutefois avec le nouveau pacte européen sur la migration et l’asile, qui donnera à l’AUEA un mandat officiel pour contrôler les conditions d’accueil dans les États membres.
Sous la pression des députés, trois centres d’hébergement seront visités au début de l’année 2026. Deux – Zolver et Mersch – ont été sélectionnés par les parlementaires, tandis que le ministre a choisi une structure modèle. Bernard insiste sur l’importance d’examiner la réalité de vie des réfugiés : nombre de personnes par chambre, propreté des sanitaires et accessibilité.
e) Question parlementaire 3065 de Djuna Bernard (Gréng) concernant les conditions d’accueil dans les structures d’hébergement pour DPI.
Réponse du ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil à la question parlementaire n°3065 des honorables députées Djuna Bernard et Joëlle Welfring
concernant les conditions d’accueil dans les structures d’hébergement pour DPI.
Question – Monsieur le Ministre peut-il confirmer que l’ensemble des structures d’hébergement sont pleinement conformes aux normes du guide sur les conditions d’accueil ? Dans la négative, Monsieur le Ministre peut-il indiquer dans combien de structures les normes ne sont actuellement pas respectées, et combien de demandeurs demeurent actuellement dans ces structures ?
– Dans l’affirmative, Monsieur le Ministre peut-il indiquer s’il existe actuellement des structures qui ne respectent pas les normes établies par l’AUEE en matière :
• de superficie disponible par personne,
• de respect de la vie privée,
• de conformité du logement avec la réglementation nationale et locale pertinente et
• d’installations sanitaires ?
Toujours dans l’affirmative, Monsieur le Ministre peut-il fournir un tableau détaillé précisant pour chacune des normes mentionnées
• les structures concernées ;
• les indicateurs non atteints pour chaque structure ;
• le nombre de personnes actuellement hébergées dans chaque structure ;
• les mesures correctives prévues pour remédier aux éventuelles lacunes ;
• le calendrier prévu pour la mise en œuvre des mesures correctives ?
– Enfin, Monsieur le Ministre peut-il préciser les modalités de contrôle actuellement en place pour vérifier le respect de ces normes ?
Réponse: Tout d’abord, et tel que confirmé lors de ladite réunion de la commission de la Famille, il importe de rappeler la forte hétérogénéité que présente le parc immobilier des structures de l’ONA depuis de nombreuses années, couvrant les dernières législatures. En effet, bon nombre des structures ont été intégrées dans le réseau de l’ONA dans une situation d’urgence, et au vu de la saturation constante
des capacités d’accueil ainsi que des difficultés liées à la création de nouvelles structures, également évoquées lors de la réunion précitée, continuent à en faire partie. Afin de pouvoir garantir sa mission légale d’accueil, l’ONA n’est à ce jour pas en mesure de réduire le nombre de lits disponibles en renonçant à des structures.
Dans ce cadre, l’Agence de l’Union européenne pour l’asile (AUEA) fournit assistance pratique, juridique, technique, consultative et opérationnelle aux États membres en matière d’accueil dans le but d’harmoniser les pratiques dans ce domaine, notamment à travers ses différentes publications, telles que le « Guide sur les conditions d’accueil », l’« Approche modulaire de l’accueil : Camps de conteneurs » ou encore le « Guide en matière de planification de mesures d’urgence dans le domaine de l’accueil ».
Les recommandations de l’AUEA sont ni obligatoires, ni légalement contraignantes. Compte tenu de l’hétérogénéité des contextes et situations au niveau des États membres, de la variabilité des flux migratoires et du caractère imprévisible des situations de crise, les recommandations de l’AUEA permettent ainsi une certaine flexibilité en fonction de différents cas de figure. Dans ce cadre, il importe de souligner que les recommandations en question permettent aux États membres d’aménager des structures d’accueil d’urgence pouvant offrir des conditions matérielles d’accueil différentes pour faire face aux situations de saturation du dispositif d’accueil.
Cela étant dit, dans les structures d’hébergement temporaire de demandeurs de protection internationale, la superficie disponible par personne est effectivement supérieure aux recommandations de l’AUEA, à l’exception des dortoirs évoqués lors de la réunion en question.
En ce qui concerne le nombre de personnes hébergées dans les différentes structures de l’ONA, je me permets de vous renvoyer à la réponse à la question parlementaire n°2905.
Dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau Pacte sur la migration et l’asile et de la Directive (UE) 2024/1346 établissant les normes d’accueil des demandeurs de protection internationale, les États membres seront soumis à un système européen de suivi (“monitoring”) géré par l’AUEA. En vertu du nouveau mandat de l’AUEA, adopté en 2024, les systèmes nationaux d’asile et d’accueil feront l’objet d’évaluations périodiques par la Commission européenne, sur la base de rapports transmis par l’Agence. Ces évaluations porteront notamment sur :
• la conformité des pratiques nationales avec le droit de l’Union européenne,
• l’efficacité des dispositifs d’accueil,
• la qualité des conditions matérielles et des garanties procédurales offertes aux demandeurs.
Des groupes de travail relatifs à l’établissement de normes et recommandations sont actuellement encore en cours entre l’AUEA et les différents Etats membres. Une version consolidée sera mise à disposition des Etats membres courant 2026. Étant donné que les normes de l’AUEA sont en phase de finalisation, un tableau détaillé ne peut pas être fourni à ce stade.
Par ailleurs, il convient de souligner que 3 niveaux de contrôle sont actuellement en place visant à assurer la conformité des structures d’hébergement en matière de conditions d’accueil :
– Des contrôles de qualité internes sont réalisés par la Section Qualité de l’ONA, portant
notamment sur l’analyse des incidents ou des réclamations signalés ;
– Des inspections sur le terrain sont effectuées par les gestionnaires de site de l’ONA, qui
contrôlent divers aspects techniques, notamment l’état général des locaux, les équipements, le mobilier et les installations sanitaires ;
– Des contrôles internes des prestataires eux-mêmes (audits internes), notamment pour les aspects relevant directement de leur responsabilité (comme la propreté dans le cadre d’un contrat de nettoyage, ou de la sécurité alimentaire dans le cadre des repas fournis).
Parallèlement à ces contrôles, des inspections mensuelles des installations de sécurité de sécurité sont réalisées par un prestataire de gardiennage sur place
f) Question parlementaire 3090 de Marc Baum (Lénk) concernant les structures d’hébergement pour demandeurs d’asile.
Réponse du ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil Max Hahn à la question parlementaire n°3090 de l’honorable député Marc Baum
concernant les structures d’hébergement pour demandeurs d’asile.
Question:De quelles façons les résidents sont-ils informés de leurs droits, y compris de leur droit de
présenter des doléances ou des réclamations quant aux conditions de logement ? En quelles
langues ces informations sont-elles distribuées ?
Réponse: Les demandeurs de protection internationale (DPI) sont informés de leurs droits, y compris de leur
droit de présenter des doléances ou des réclamations concernant les conditions de logement, de
plusieurs manières.
Dès le premier entretien à l’ONA, organisé le lendemain du dépôt de la demande de protection
internationale, les DPI reçoivent des explications complètes sur la prise en charge, les modalités
de contact avec l’ONA (par téléphone, par e-mail ou en se rendant aux permanences sociales), ainsi que sur la possibilité d’introduire des réclamations. Ces informations leur sont transmises oralement avec l’aide d’un interprète et remises par écrit dans leur langue.
Un deuxième entretien a lieu 14 jours plus tard pour évaluer leur séjour au Centre de primo-accueil Kirchberg (CPA Kirchberg) et les éventuels besoins supplémentaires. À ce moment-là aussi, les DPI peuvent formuler des réclamations ou doléances.
Les bénéficiaires de protection temporaire (BPT) sont reçus directement après l’accord de leur
protection. Ils reçoivent les mêmes explications sur la prise en charge et sur la possibilité de contacter l’ONA (par téléphone, par e-mail ou en se rendant aux permanences sociales) pour toute réclamation.
Les informations relaves aux droits et réclamations sont également diffusées à travers différents
supports de communication :
• Flyers mentionnant l’adresse e-mail dédiée : reclamations@ona.etat.lu ;
• Site web www.info-dpi.lu , où les informations sur les réclamations sont accessibles
• Séances d’information Disposition d’autonomisation primo-accueil (DAPA) ;
• Guichet ONA et suivi social par l’équipe d’encadrement, qui peuvent informer directement les
personnes hébergées en cas de désaccord ou de problème lié à l’hébergement ou aux aides.
Question: De quelles façons les résidents sont-ils informés de la possibilité de créer un comité consultatif
prévu par l’article 10 (7) de la loi du 18 décembre 2015 ? En quelles langues ces informations
sont-elles distribuées ?
• Quel est l’état du projet pilote auquel vous vous êtes référé à la réunion de la commission du
29 septembre concernant la création d’un comité ? De quel foyer s’agit-il ? Quelle formation
est prévue pour les membres de ce comité ?
• Les commissions communales du vivre ensemble sont-elles habilitées à admettre à titre
d’observateur un membre du comité des résidents ?
Réponse: Tel que précisé lors de la réunion de la commission du 29 septembre, un projet pilote a été lancé dans une structure afin de mieux formaliser le cadre, les modalités de fonctionnement et les défis liés à la mise en place d’un tel comité.
La création d’un comité de résidents représentera un levier de participation et d’autonomisation
supplémentaire important. En favorisant des dynamiques collectives positives et en réduisant
l’isolement et les tensions interpersonnelles, il constitue un outil central de l’approche
communautaire, permettant aux résidents, dans un espace formalisé, structuré et accompagné :
• d’exprimer leurs attentes, préoccupations et propositions concernant la vie quotidienne dans
la structure ;
• De participer à la prise de décision sur certaines modalités d’organisation (entretien des
espaces communs, programmation d’activités, règles de fonctionnement partagées) ;
• D’initier et porter des projets collectifs, dans un cadre soutenu par l’équipe éducative ou
sociale.
Ce dispositif permet ainsi d’encourager les initiatives positives tout en prévenant les conflits informels ou les frustrations liées à un sentiment d’exclusion ou de passivité imposée.
Le concept proposé sera, dans un premier temps, mis en œuvre comme projet pilote tout au long de l’année 2026. Cela permettra aux équipes éducatives et sociales d’en tester les possibilités au sein des structures « Cité Espérance – BPT » à Esch sur Alzette et DPI à Hesperange. Une évaluation régulière en sera faite et présentée au Groupe de Suivi et au Comité de Pilotage auxquels participent des représentants du gestionnaire de la structure et de l’ONA. Un bilan sera tiré de cette expérience et permettra une décision éclairée sur la mise en œuvre définitive du concept.
Question: Est-ce qu’il existe une contrepartie financière pour l’implication des résidents dans des domaines comme la gestion du lavoir, du vestiaire, distribution des repas, pour la traduction ou l’animation ?
Réponse: Il n’existe pas de contrepartie financière pour l’implication des résidents dans des activités telles que la gestion du lavoir, du vestiaire, la distribution des repas, la traduction ou l’animation.
Les personnes hébergées sont censées trouver elles-mêmes un emploi en dehors de la structure, dès que leur situation administrative le permet. Cette recherche d’activité professionnelle extérieure fait partie du processus d’insertion et d’autonomie encouragé par l’encadrement.
Par ailleurs, les DPI ont la possibilité d’exercer une activité rémunérée grâce à une Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT), 6 mois après leur demande de protection internationale. Les BPT peuvent quant à eux avoir accès au marché du travail dès leur arrivée sur le territoire.
Question: De quelles manières sont facilités les contacts entre la structure d’hébergement (responsables et résidents) et la population locale, respectivement la commune environnante, dont la commission consultative du vivre ensemble ? Pouvez-vous nous faire part de bonnes pratiques de contact et d’échange en le domaine ?
Réponse: L’ONA encourage fortement les contacts et échanges réguliers entre les équipes d’encadrement social et les membres de la commission consultative du vivre ensemble. En ce qui concerne les relations avec la population locale, des initiatives favorisant la rencontre et l’intégration sont soutenues. Ainsi, les encadrants sociaux collaborent avec les communes lors de l’organisation de festivités ou d’autres activités collectives et favorisent également l’intégration via des associations ou des clubs locaux.
Question: Les membres des commissions communales du vivre ensemble, peuvent-ils visiter un foyer situé sur le territoire de leur commune ? Qu’en est-il des membres du Conseil Supérieur du Vivre Ensemble ?
Réponse: En principe, pour des raisons de protection de la vie privée des personnes hébergées, des visites dans des structures d’hébergement temporaire de demandeurs de protection internationale ne sont pas prévues.
Question introduite le 22.10, réponse attendue endéans 1 mois, réponse reçue le 2.12.