Au mois d’octobre 123 demandes de protection internationale ont été déposées.
Pour les 10 premiers mois nous arrivons à un total de 909, l’année 2019 en avait connu 1 747 pour la même période.
Tous les chiffres communiqués par la Direction de l’Immigration: ici
Près de 80 millions de réfugiés et déplacés dans le monde en 2019, en cinq graphiques
Les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés montrent qu’au cours de la dernière décennie le nombre de personnes déracinées par les conflits et les persécutions a presque doublé.
Selon le dernier rapport du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) publié à l’avant-veille de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, 79,5 millions de personnes ont fui les conflits ou les persécutions en 2019. Ce chiffre inédit est le plus élevé jamais atteint depuis la création de l’agence onusienne.
Au cours de la dernière décennie le nombre de personnes déracinées a presque doublé, et le rapport onusien met également en valeur une augmentation considérable, en 2019, par rapport à l’année précédente. Soit un bond de presque neuf millions de personnes, dû à la persistance, voire à l’aggravation, de conflits existants qui ont généré de nouvelles vagues d’exilés, comme en République démocratique du Congo (RDC), au Yémen, ou encore en Syrie, qui compte à elle seule pour 6 % de tous les réfugiés et déplacés internes dans le monde.
Sont également inclus dans ces statistiques du HCR les 3,6 millions de Vénézuéliens ayant fui à l’étranger la crise politique et économique. Si pour beaucoup ces réfugiés ne sont pas légalement enregistrés en tant que réfugiés ou demandeurs d’asile, et échappent donc aux statistiques officielles, ils constituent néanmoins, selon le programme de l’ONU, le deuxième exode mondial, juste après celui des Syriens.
En dix ans, les déplacements forcés ont presque doublé
Infographie Le Monde
Plus de la moitié des personnes déplacées en 2019 sont restées dans leur propre pays. Elles ont fui un conflit tout en restant à l’intérieur des frontières de leur pays.
Infographie Le Monde
Parmi ceux qui cherchent refuge dans un pays tiers, plus des deux tiers sont issus de cinq pays seulement ; 85 % des réfugiés vivent dans des pays pauvres ou en voie de développement, généralement voisins de leur pays d’origine. Plus de huit réfugiés sur dix vivent dans des pays pauvres ou en voie de développement, généralement voisins du pays qu’ils ont fui, où ils sont exposés à des risques accrus, que la crise sanitaire actuelle du coronavirus peut aggraver.
Avec 3,6 millions de réfugiés syriens enregistrés sur son territoire, la Turquie est le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde.
Infographie Le Monde
Le bilan des nouvelles demandes d’asile pour la décennie 2010 :
Si les Etats-Unis ont enregistré en 2019, avec le Pérou, la plupart des nouvelles demandes d’asile, c’est l’Allemagne qui, au cours de la décennie écoulée, a eu à traiter le plus de demandes, loin devant la France.
L’afflux de réfugiés syriens en 2015, et la politique généreuse d’accueil mise en place dans un premier temps par la chancelière Angela Merkel explique le rang de l’Allemagne dans le classement. Par ailleurs, la Syrie, qui est entrée en mars dans sa neuvième année de conflit, est le pays d’origine de la plupart de ceux qui ont déposé une nouvelle demande d’asile entre 2010 et 2019.
Le Luxembourg se distingue par son dynamisme démographique parmi les pays européens. Sur les dix dernières années, la croissance de la population est due à un peu plus de 80% aux migrations. Si l’immigration était surtout italienne après la 2me Guerrre Mondiale , se sont ensuite les Portugais, qui prennent le relais. L’immigration s’est, par la suite, diversifiée, même si les citoyens européens restent largement prédominants. Les résidants non luxembourgeois sont en grande partie des personnes jeunes en âge de travailler et de procréer, ils « rajeunissent » la structure d’âge de la population.
Le solde migratoire est le facteur essentiel de la croissance démographique au Luxembourg. Depuis plusieurs décennies, le taux de solde migratoire net du Luxembourg dépasse en moyenne largement celui de l’Europe prise dans son ensemble. En 2018, ce taux était de 16.3 pour mille par an au Luxembourg, contre 2.6 pour mille dans l’UE-27.
Parmi le solde migratoire observé en 2019, les Indiens sont la première nationalité non européenne avec un solde migratoire de 531 personnes (4.8% du solde migratoire). Deux autres nationalités non-européennes sont également présentent dans le top 10 des nationalités : les Erythréens (3.4% du solde migratoire, soit un solde de 375 migrants), pour la plupart demandeurs d’asile, et les Brésiliens (2.8% du solde migratoire, soit un solde de 313 migrants).
Le solde migratoire des Luxembourgeois est négatif depuis 1999, ce qui signifie qu’il y a plus de Luxembourgeois qui émigrent vers un pays étranger que de Luxembourgeois qui retournent vivre au Grand-Duché. L’année dernière ce solde était de -1 067.
Au mois de mars 116 demandes de protection internationale ont été déposées au Luxembourg ce qui fait un total de 376 pour les 3 premier mois ( 629 en 2019 pour janvier, février et mars)