Der Backlash in der Asylpolitik findet im Migrations- und Asylpakt seinen Ausdruck. Von konservativen, rechtspopulistischen und rechtsextremen Kreisen wurde ein Schreckgebilde aufgebaut, das die gesamte Flucht- und Migrationsthematik verzerrt. 75 Jahre nach der Verabschiedung der Genfer Flüchtlingskonvention scheint die „Wiege der Menschenrechte“ nur noch eine Priorität zu kennen: ablehnen, abschieben und abschrecken.
Réforme de l’accueil des demandeurs de protection internationale :
Le LFR appelle à un véritable débat démocratique
Communiqué de presse – 8 juin 2026
Le Lëtzebuerger Flüchtlingsrot (LFR) déplore les conditions dans lesquelles est actuellement examiné le projet de loi n° 8732 portant transposition de la directive (UE) 2024/1346 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale. Alors que cette réforme constitue une étape essentielle de la mise en œuvre du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile et qu’elle aura des conséquences directes sur l’exercice de droits fondamentaux, les délais particulièrement restreints accordés à son analyse ne permettent pas une évaluation approfondie des dispositions proposées ni une véritable concertation avec les acteurs concernés. Si le projet comporte certaines avancées positives, il soulève également plusieurs questions importantes quant à la protection des personnes les plus vulnérables et aux garanties qui leur seront effectivement accordées au Luxembourg.
Luxemburg soll diesen Monat den Migrationspakt umsetzen. Die Menschenrechtskommission hat vieles zu bemängeln. Die Kritik wird die Regierung aber wohl nicht mehr hören.
Das CCDH und deren Präsidentin Noémie Sadler präsentierten am Donnerstag ihr Gutachten zur Luxemburger Umsetzung des EU-Migrationspakts. Foto: Montage: LW / Fotos: Marc Wilwert / DPA
4 juin 2025 : https://ccdh.public.lu/fr/actualites/2026/avis.html
Dans son avis sur le projet de loi n°8684 portant mise en œuvre du Pacte européen sur l’asile et la migration, la CCDH analyse les principales modifications apportées au cadre applicable en matière d’asile et de migration. Tout en saluant certaines avancées, elle estime que le Pacte marque globalement un durcissement de la politique migratoire européenne et soulève d’importantes préoccupations au regard des droits humains et des droits fondamentaux.
La CCDH considère que le nouveau Pacte sur l’asile et la migration constitue un
durcissement notable de la politique migratoire européenne et entraîne un recul préoccupant
des droits humains des personnes en quête de protection. Le projet de loi n°8684 sous avis
vise à mettre en œuvre le Pacte.
L’une des principales mesures du Pacte est la mise en place d’une procédure de filtrage des
ressortissants de pays tiers, comprenant notamment un contrôle sanitaire, un contrôle de
vulnérabilité, une vérification de l’identité, l’enregistrement de données biométriques et un
contrôle de sécurité. Alors que ces contrôles sont susceptibles d’avoir un impact déterminant
sur l’appréciation de la demande de protection internationale, la CCDH regrette que le projet
de loi ne permette pas de comprendre clairement comment ces éléments recueillis lors du
filtrage seront pris en compte dans l’analyse de la demande en question.
Dans le cadre de l’examen d’une demande de protection internationale, le Pacte prévoit la
tenue d’un entretien individuel portant sur la recevabilité et sur le fond de la demande. La
CCDH regrette que le projet de loi retienne des modalités distinctes concernant
l’organisation de cet entretien ainsi que les possibilités offertes au demandeur d’apporter des
précisions.
Une nouvelle procédure d’asile à la frontière est introduite par le Pacte. En pratique, cette
procédure se déroule dans un contexte de privation de liberté. Tout en reconnaissant que
cette approche découle du législateur européen, la CCDH s’interroge sur la conformité de
cette approche avec les principes de nécessité, de proportionnalité et de dernier ressort en
matière de privation de liberté. Elle condamne en particulier la possibilité de placer en
rétention des familles avec enfants et des mineurs non accompagnés.
Le projet de loi prévoit également la création d’une nouvelle commission consultative
chargée d’évaluer l’intérêt supérieur de l’enfant. Toutefois, le texte ne précise ni sa
composition ni ses modalités de fonctionnement, de sorte qu’il est impossible d’en mesurer
l’impact réel sur la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. La CCDH accueille
favorablement la création d’un statut spécifique pour les mineurs non accompagnés en
séjour irrégulier. Elle souligne néanmoins que certaines insécurités juridiques subsistent,
notamment en ce qui concerne leur intégration dans le système de l’aide à l’enfance et leur
situation à l’atteinte de la majorité.
Enfin, la CCDH regrette le choix restrictif du législateur national en matière de voies de
recours. Alors que rien n’empêchait d’adopter une approche plus protectrice en étendant
l’accès à une seconde instance à l’ensemble des décisions, le projet de loi limite cette
possibilité. La CCDH regrette notamment que l’introduction d’un recours ne suspende plus
automatiquement l’exécution de la décision contestée. Si cette évolution découle directement
du Pacte, elle soulève néanmoins des interrogations sérieuses quant à sa compatibilité avec
le droit à un recours effectif et le principe de non-refoulement.
Un recueil de toutes les recommandations formulées par la CCDH dans le présent avis
figure à la fin du document dans le chapitre IX. Recommandations.
L’avis complet : https://ccdh.public.lu/dam-assets/dossiers_th%C3%A9matiques/asile_et_immigration/avis/avis-sur-le-projet-de-loi-n8684-portant-sur-la-mise-en-uvre-du-pacte-europen-sur-la-migration-et-lasile.pdf
Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme gouvernemental 2023‑2028, le ministère de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil a mandaté l’Inspection générale des finances pour conduire une revue organisationnelle et financière de l’Office national de l’accueil (ONA). La mission visait à analyser la gouvernance, le fonctionnement interne, l’utilisation des ressources, la conformité au cadre légal ainsi que la capacité opérationnelle de l’ONA dans un contexte de pressions migratoires accrues.
La mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile au Luxembourg continue de faire débat. L’ASTI réclame une régularisation des personnes en séjour irrégulier déjà sur le territoire.
Après le Conseil d’État, qui a formulé pas moins de 32 oppositions formelles au texte, le Collectif réfugiés, qui a exprimé ses craintes face à un «recul historique des droits des personnes en exil», c’est au tour de l’ASTI et du CLAE d’avoir publié hier leurs avis respectifs sur le projet de loi 8684.
résumé de l’article de reporter du 23 avril, Luc Caregari
#### **Contexte et enjeux**
Le **Pacte européen sur la migration et l’asile**, adopté en mai 2024, entrera en vigueur le **12 juin 2026**. Ce règlement vise à harmoniser la gestion de l’asile et de l’immigration dans l’UE, avec trois objectifs principaux : **protéger les personnes, sécuriser les frontières et organiser une immigration ordonnée**.
#### **Retard et défis au Luxembourg**
– **Retard législatif** : Le Luxembourg accuse un retard significatif dans la mise en œuvre du pacte. Le projet de loi, présenté par le ministre de l’Intérieur **Léon Gloden (CSV)** en janvier 2026, doit encore être adopté avant la date butoir. Le **Conseil d’État** a émis **32 oppositions formelles**, soulignant des **manques de clarté**, des **risques pour les droits de l’homme** et des **problèmes juridiques**.
– **Défis juridiques** : Le projet de loi est critiqué pour son **manque de précision** sur la protection des mineurs non accompagnés, la **protection des données** et les **délais de recours** pour les demandeurs d’asile. Le **tribunal administratif** et la **justice luxembourgeoise** alertent sur une possible **érosion du contrôle juridictionnel** et une **surcharge du système judiciaire**.
– **Centre de filtrage** : Prévu par le règlement européen, ce centre doit enregistrer, transférer ou placer en rétention les nouveaux arrivants. Cependant, sa mise en place concrète est incertaine, le bâtiment prévu à **Findel** n’étant pas encore achevé.
#### **Critiques et inquiétudes**
– **Organisations humanitaires** (comme *Passerell*) et **l’opposition politique** (Déi Gréng) dénoncent une **criminalisation des réfugiés** et une **réduction des voies de recours**.
– **Risques pour les droits fondamentaux** : Le projet de loi pourrait **restreindre l’accès aux informations** pour les demandeurs d’asile et **assouplir la protection des données**.
– **Incertitude bureaucratique** : Si la loi n’est pas adoptée à temps, les demandeurs d’asile pourraient être confrontés à des **dysfonctionnements administratifs** et à une **application chaotique** du règlement européen.
#### **Position du gouvernement**
Le ministère de Léon Gloden se dit **optimiste** quant à l’adoption de la loi avant le 12 juin, malgré les critiques. Il souligne que d’autres pays européens sont également en retard. Cependant, les **délais serrés** et les **nombreuses réserves** laissent planer un doute sur la faisabilité