Votre panier

Avis de la CCDH sur le paquet asile

L’avis en bref

La CCDH considère que le nouveau Pacte sur l’asile et la migration constitue un

durcissement notable de la politique migratoire européenne et entraîne un recul préoccupant

des droits humains des personnes en quête de protection. Le projet de loi n°8684 sous avis

vise à mettre en œuvre le Pacte.

L’une des principales mesures du Pacte est la mise en place d’une procédure de filtrage des

ressortissants de pays tiers, comprenant notamment un contrôle sanitaire, un contrôle de

vulnérabilité, une vérification de l’identité, l’enregistrement de données biométriques et un

contrôle de sécurité. Alors que ces contrôles sont susceptibles d’avoir un impact déterminant

sur l’appréciation de la demande de protection internationale, la CCDH regrette que le projet

de loi ne permette pas de comprendre clairement comment ces éléments recueillis lors du

filtrage seront pris en compte dans l’analyse de la demande en question.

Dans le cadre de l’examen d’une demande de protection internationale, le Pacte prévoit la

tenue d’un entretien individuel portant sur la recevabilité et sur le fond de la demande. La

CCDH regrette que le projet de loi retienne des modalités distinctes concernant

l’organisation de cet entretien ainsi que les possibilités offertes au demandeur d’apporter des

précisions.

Une nouvelle procédure d’asile à la frontière est introduite par le Pacte. En pratique, cette

procédure se déroule dans un contexte de privation de liberté. Tout en reconnaissant que

cette approche découle du législateur européen, la CCDH s’interroge sur la conformité de

cette approche avec les principes de nécessité, de proportionnalité et de dernier ressort en

matière de privation de liberté. Elle condamne en particulier la possibilité de placer en

rétention des familles avec enfants et des mineurs non accompagnés.

Le projet de loi prévoit également la création d’une nouvelle commission consultative

chargée d’évaluer l’intérêt supérieur de l’enfant. Toutefois, le texte ne précise ni sa

composition ni ses modalités de fonctionnement, de sorte qu’il est impossible d’en mesurer

l’impact réel sur la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. La CCDH accueille

favorablement la création d’un statut spécifique pour les mineurs non accompagnés en

séjour irrégulier. Elle souligne néanmoins que certaines insécurités juridiques subsistent,

notamment en ce qui concerne leur intégration dans le système de l’aide à l’enfance et leur

situation à l’atteinte de la majorité.

Enfin, la CCDH regrette le choix restrictif du législateur national en matière de voies de

recours. Alors que rien n’empêchait d’adopter une approche plus protectrice en étendant

l’accès à une seconde instance à l’ensemble des décisions, le projet de loi limite cette

possibilité. La CCDH regrette notamment que l’introduction d’un recours ne suspende plus

automatiquement l’exécution de la décision contestée. Si cette évolution découle directement

du Pacte, elle soulève néanmoins des interrogations sérieuses quant à sa compatibilité avec

le droit à un recours effectif et le principe de non-refoulement.

Un recueil de toutes les recommandations formulées par la CCDH dans le présent avis

figure à la fin du document dans le chapitre IX. Recommandations.

 

L’avis complet : https://ccdh.public.lu/dam-assets/dossiers_th%C3%A9matiques/asile_et_immigration/avis/avis-sur-le-projet-de-loi-n8684-portant-sur-la-mise-en-uvre-du-pacte-europen-sur-la-migration-et-lasile.pdf

Newsletter 17 Mamer

Le 27 avril 123 personnes se sont retrouvées à Mamer pour a 17e plénière du Ronnen Desch.

La plénière a pu accueillir le Ministre de la Famille, des Solidaritées, du Vivre Ensemble et de l’Accueil Monsieur Max Hahn.

Le Ministre a répondu aux questions recueillies et lui transmises auparavant.

le Compte rendu dans la Newsletter 17  Mamer

Audit de l’ONA

Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme gouvernemental 2023‑2028, le ministère de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil a mandaté l’Inspection générale des finances pour conduire une revue organisationnelle et financière de l’Office national de l’accueil (ONA). La mission visait à analyser la gouvernance, le fonctionnement interne, l’utilisation des ressources, la conformité au cadre légal ainsi que la capacité opérationnelle de l’ONA dans un contexte de pressions migratoires accrues.

https://gouvernement.lu/fr/publications.gouv2024_mfsva+fr+publications+rapport+revue-ona.html

Migration et asile : l’ASTI appelle à une «régularisation exceptionnelle»

Le Quotidien  24 avril 2026
De notre journaliste Christelle Brucker
La mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile au Luxembourg continue de faire débat. L’ASTI réclame une régularisation des personnes en séjour irrégulier déjà sur le territoire.

Après le Conseil d’État, qui a formulé pas moins de 32 oppositions formelles au texte, le Collectif réfugiés, qui a exprimé ses craintes face à un «recul historique des droits des personnes en exil», c’est au tour de l’ASTI et du CLAE d’avoir publié hier leurs avis respectifs sur le projet de loi 8684.

Lire la suite

Résumé : Le Pacte européen sur la migration et l’asile au Luxembourg

résumé de l’article de reporter du 23 avril, Luc Caregari

#### **Contexte et enjeux**
Le **Pacte européen sur la migration et l’asile**, adopté en mai 2024, entrera en vigueur le **12 juin 2026**. Ce règlement vise à harmoniser la gestion de l’asile et de l’immigration dans l’UE, avec trois objectifs principaux : **protéger les personnes, sécuriser les frontières et organiser une immigration ordonnée**.

#### **Retard et défis au Luxembourg**
– **Retard législatif** : Le Luxembourg accuse un retard significatif dans la mise en œuvre du pacte. Le projet de loi, présenté par le ministre de l’Intérieur **Léon Gloden (CSV)** en janvier 2026, doit encore être adopté avant la date butoir. Le **Conseil d’État** a émis **32 oppositions formelles**, soulignant des **manques de clarté**, des **risques pour les droits de l’homme** et des **problèmes juridiques**.
– **Défis juridiques** : Le projet de loi est critiqué pour son **manque de précision** sur la protection des mineurs non accompagnés, la **protection des données** et les **délais de recours** pour les demandeurs d’asile. Le **tribunal administratif** et la **justice luxembourgeoise** alertent sur une possible **érosion du contrôle juridictionnel** et une **surcharge du système judiciaire**.
– **Centre de filtrage** : Prévu par le règlement européen, ce centre doit enregistrer, transférer ou placer en rétention les nouveaux arrivants. Cependant, sa mise en place concrète est incertaine, le bâtiment prévu à **Findel** n’étant pas encore achevé.

#### **Critiques et inquiétudes**
– **Organisations humanitaires** (comme *Passerell*) et **l’opposition politique** (Déi Gréng) dénoncent une **criminalisation des réfugiés** et une **réduction des voies de recours**.
– **Risques pour les droits fondamentaux** : Le projet de loi pourrait **restreindre l’accès aux informations** pour les demandeurs d’asile et **assouplir la protection des données**.
– **Incertitude bureaucratique** : Si la loi n’est pas adoptée à temps, les demandeurs d’asile pourraient être confrontés à des **dysfonctionnements administratifs** et à une **application chaotique** du règlement européen.

#### **Position du gouvernement**
Le ministère de Léon Gloden se dit **optimiste** quant à l’adoption de la loi avant le 12 juin, malgré les critiques. Il souligne que d’autres pays européens sont également en retard. Cependant, les **délais serrés** et les **nombreuses réserves** laissent planer un doute sur la faisabilité

Réformes de la loi sur l’immigration: une régularisation pour redonner une dignité et des perspectives

À l’heure où le Parlement débat les projets de loi n°8586 et n°8684 (avis de l’ASTI plus bas), et l’Espagne s’apprête à lancer une régularisation d’envergure, l’ASTI alerte : réformer sans régulariser, c’est entériner l’injustice et refuser une vie digne aux personnes concernées.

Face à des réformes qui vont redessiner en profondeur la politique migratoire au Luxembourg, l’ASTI appelle à une mesure indispensable et urgente : une régularisation exceptionnelle des personnes en séjour irrégulier déjà présentes sur le territoire.

Lire la suite

Avis du CLAE sur le paquet asile

Projet de loi n°8684 : entre avancées administratives et risques accrus de précarisation pour
les personnes avec un parcours d’immigration

Le CLAE, plateforme engagée de longue date en faveur des droits, de la participation et de l’inscription
citoyenne des personnes venues en migration, souhaite exprimer ses préoccupations quant au projet de loi
n°8684, s’inscrivant dans la mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile, dont l’entrée en
vigueur est annoncée pour le mois de juin prochain.

Lire la suite

«Le gouvernement ne veut pas imposer le respect du plafond des loyers actuellement en vigueur»

Virgule 14.4.2026 . Michele Gantenbein
Depuis des années, on discute de la régulation des loyers, tandis que le plafond légal lié à ceux-ci est systématiquement ignoré. Pour l’économiste Michel-Édouard Ruben, c’est inacceptable dans un État de droit.
L’économiste Michel-Édouard Ruben reproche aux responsables politiques de ne rien faire pour que le plafond des loyers soit respecté dans les logements anciens acquis à bas prix.

Lire la suite

Avis de l’ASTI sur le volet immigration du paquet UE

Avis de l’ASTI sur le projet de loi 8684, portant mise en œuvre du Pacte
européen sur la migration et l’asile

Impacts en matière d’immigration
Le projet de loi n°8684 concerne en grande partie les procédures d’asile. Néanmoins, il modifie
également de manière significative certains aspects de la loi modifiée du 29 août 2008 sur la
libre circulation des personnes et l’immigration, en particulier dans la gestion des situations de
séjour irrégulier, de retour et de rétention.

Lire la suite

Un recul historique?

Communiqué de presse

Projet de loi 8684 : le Luxembourg s’apprête à entériner un recul historique des droits des personnes en exil

Le Collectif Réfugiés Luxembourg (LFR) dénonce avec la plus grande fermeté le projet de loi 8684, qui transpose dans le droit luxembourgeois le Pacte européen sur la migration et l’asile.

Derrière un discours de gestion et d’harmonisation européenne, ce texte consacre en réalité un basculement inquiétant vers une politique migratoire toujours plus sécuritaire, au détriment des droits fondamentaux. Le Luxembourg s’apprête ainsi à inscrire dans sa législation des mécanismes qui fragilisent gravement l’accès à la protection internationale.

Lire la suite